30 octobre 2008
J'suis snob...j'suis snob par madame
Voici un article (partagé sur Facebook par Vincent, mon ami parisien préféré que je remercie au passage!) J'suis snob...j'suis snob paru dans Madame Figaro, article qui m'a fait sourire car il reflète cet état d'esprit des snobs parisiens actuels même si tous les lieux et us mentionnés me sont parfois inconnus pour la petite sardine girondine et périgourdine que je suis! Bref, revenons à nos esturgeons...Moi je voudrais savoir qui pourrait faire la même analyse sociologique mais sur les snobs bordelais, cela existe aussi non ? Les lieux branchés bordelais, les us bordelais de cette faune, je ne qualifierai pas les bobos bordelais comme des snobs car pour moi, un snob est un vrai bourgeois mais en lisant cet article, je me rends compte que le haut bourgeois actuel s'acoquine avec la vie de bourgeois bohème dans son élan (réellement désintéressé?) vers les choses saines, simples et authentiques, vers des valeurs morales essentielles cependant voilées de notes qui sonnent souvent faux... Wikipedia rapporte que le propre du snob est de toujours chercher à se distinguer du commun des mortels (pourtant il se clône après non ?). "Désireux d'appartenir à une élite, le snob tend à reproduire (il se clône bien là, non?) le comportement d'une classe sociale ou intellectuelle qu'il estime supérieure. Souvent, il imite les signes distinctifs de cette classe, qu'il s'agisse du langage, des goûts, des modes ou des habitudes de vie. En même temps, il traite avec mépris ceux qu'il considère comme ses inférieurs." Alors qui se lance dans une étude du snobisme bordelais ? Je trouve toujours ce genre d'analyse socio-culturelle rigolote, pas vous ? Surtout que paradoxalement, on s'y retrouve toujours un peu dans les grands lignes...Allez bonne lecture à ma tribu, lecteurs et trices blogueurs et donc influenceurs!
"Chanté par Vian, décortiqué par des universitaires, le snobisme persiste et signe ! Aujourd’hui, on oublie le camembert à la petite cuiller pour le miel du 9-3, les chaussures de zébu pour les banquettes de récup’. Toujours plus, toujours trop. Dix codes à suivre pour être excessivement… snob.
1 LE SNOB EST SOLIDAIRE
Il était perso et roulait pour lui. Aujourd’hui, c’est l’inverse. Le snob n’a jamais autant donné dans l’associatif. Il multiplie les cartes d’adhésion en tout genre : il défend son quartier, il aide tel commerçant à ne pas mettre la clé sous la porte, il met la main à la poche pour « alimenter » la bibliothèque de son arrondissement… Son combat actuel ? Réhabiliter les jardins communautaires de son quartier. Faites un petit tour dans le IIIe arrondissement, côté du Marché des Enfants-Rouges, le week-end, et vous verrez le snob en pleine action apprenant à sa marmaille à manier le sécateur avec dextérité dans un nouveau coin de verdure à sauver. Le snob se mobilise pour des causes justes. Le snob se rend utile.
2 LE SNOB EST RADIN
Plus exactement, il fait attention à ses dépenses. Il traque la bonne affaire. Sa dernière trouvaille ? Le teambying, cette tendance venue d’outre-Atlantique qui consiste à acheter à plusieurs. L’idée : se regrouper pour tirer les meilleurs prix. Le snob surfe donc sur des forums de teambyers, se regroupe avec d’autres pour acheter ordinateur et voiture au rabais. « En fait, le snob aime court-circuiter la grande distribution », explique Vincent Grégoire. Une tendance confirmée par Frédéric Rouvillois : « Aujourd’hui, il n’y a rien de plus chic que de consommer du caviar de contrebande ! » L’habitat n’échappe pas à cette nouvelle règle. En teambyer confirmé, le snob achète un immeuble à plusieurs pour le diviser à parts égales ensuite. Moralité ? L’union fait la force. On est dans l’esprit de partage, de communauté. La famille Trigano et Philippe Starck mettent dans le mille avec leur nouvel hôtel Mama Shelter (« refuge de maman ») : un hôtel économique, façon auberge espagnole, niché dans le quartier de la Flèche d’or ? Zéro fausse note. Parions que le snob nouvelle génération fera de cet abri urbain son prochain QG.
3 LE SNOB NE BRUNCHE PLUS, IL SLUNCHE
Has been, le bon vieux brunch du dimanche matin. Le snob a trouvé mieux : il slunche une abréviation de « souper » et de « brunch ». Il s’agit en fait d’un goûter géant organisé sur le coup de 17 heures le samedi ou le dimanche. Généralement, le buffet est « bio home made », of course, et tourne autour d’un thème : le blanc, la pomme, le radis…, que sais-je (à noter que le topinambour fait un grand come-back). Le comble du chic ? Y déguster son fromage au champagne. Pourquoi ce revirement ? Car le brunch coupait la journée. Or le snob veut pouvoir vaquer à ses nouvelles activités en toute liberté.
4 LE SNOB FAIT LES POUBELLES
Avant, c’était chic de dire « J’ai déniché cette table années 70 chez le géant suédois du meuble » ou « Regarde la dernière petite robe H &M que j’ai dégotée, elle est très Courrèges, non ? ». Le snob va plus loin. Il n’hésite pas à retrousser ses manches et à salir ses Pierre Hardy pour fouiller dans les poubelles du voisin à la recherche de petits trésors : miroirs, banquettes, malles… C’est l’esprit récup qui prend le dessus, crise oblige. Les bons spots ? Le XVIe et le Ier.
5 LE SNOB EST MONASTICO-BIO
Évidemment, il est écocitoyen dans l’âme, ça fait belle lurette qu’il a mis une brique dans le bac de ses toilettes pour économiser l’eau. Il connaît donc tous les Naturalia et marchés bio de la capitale, mais il a eu envie de pousser le vice encore plus loin… Son nouveau dada ? L’artisanat monastique. Je ne vous parle pas d’une nouvelle passion pour les sandales de Jésus, mais plutôt pour la confiture de prunes à l’ancienne ou le fromage de chèvre aux herbes élaborés avec amour par moines ou bonnes sœurs bien intentionnés. Zéro pesticide à l’horizon, traçabilité évidente et petites productions… Ses spots : Artisanat Monastique, 66, bis avenue Denfert-Rochereau, dans le XIVe et Monastica, 10, rue du Pont Louis-Philippe, dans le IVe. Pour faire toutes ces petites emplettes, le snob dégaine le it bag du moment : son sac de shopping bio en nylon signé Reisenthel.
6 LE SNOB NE JURE QUE PAR LE MIEL BÉTON
Depuis qu’il a été prouvé que le miel issu d’abeilles urbaines est plus riche que le miel de campagne, le snob se gave de miel béton. Incroyable mais vrai une abeille urbaine produit quatre à cinq fois plus de miel qu’une abeille campagnarde, affaiblie par les pesticides. La référence ultime du snob ? S’encanailler et aller acheter son miel béton dans le 9-3, à Saint-Denis, chez Olivier Darné. Chiquissime.
7 LE SNOB SE LA JOUE OUVRIER
Crise oblige, le snob revient à des valeurs sûres. Entre autres, celle du travail. Une nouvelle tendance qu’il cultive jusque dans son look : le style ouvrier-travailleur prend le pas sur l’allure dandy. On sort les bleus de travail, les salopettes en jean, les chemises à carreaux, les bretelles et les gros gaudillots type Timberland. Preuve ultime de cette tendance : le très distingué Olivier Saillard, directeur des programmations du musées de la Mode et du Textile, à Paris, ne quitte plus son costume fait sur mesure chez Old England en bleu de travail.
8 LE SNOB MIGRE
Il déserte ses quartiers de prédilection, type XVIe sud, Neuilly et le VIIe, pour investir le XVIIIe, car tous ses nouveaux restaurants fétiches sont là. Le snob fonce avaler un burger sur fond de pop US chez Floors (100, rue Myrha), il réserve des semaines à l’avance chez Guilo Guilo (8, rue Garreau), le nouveau restaurant japonais qui fait causer le Tout-Paris. En journée, accompagné de sa femme, il fait quelques achats au tout nouveau surplus A.P.C. du quartier (rue André-del-Sarte, XVIIIe) et boit un verre à l’une des nombreuses terrasses de l’avenue Trudaine (IXe). Là et nulle part ailleurs.
9 LE SNOB EST CLEAN
Il n’a même jamais été aussi clean : l’alcool, la drogue, les pilules du bonheur, les champignons magiques…, tout ça, c’est de l’histoire ancienne. Place à la sobriété. no drog est son nouveau credo. C’est ce que Vincent Grégoire appelle la « Laura Smet attitude », soit : « J’ai touché à tout ça. J’ai fait mon mea culpa. Une nouvelle vie s’ouvre à moi. » Seul petit bémol : le snob reste fumeur. Pour contrecarrer les nouvelles lois sur le tabac, il organise chez lui des open appart soirées, où l’on joue avec les volutes. Joli pied de nez à toutes les nouvelles normes restrictives. Parce que le snob est un rebelle dans l’âme on l’oublie trop souvent.
10 LE SNOB CIBLE SES SOIRÉES
Le snob ne sort plus beaucoup, il est devenu pantouflard, alors il sélectionne. Ses nouvelles adresses fétiches ? Le restaurant Unico. Le snob fait des pieds et des mains pour avoir une table dans ce restaurant argentin du XIe arrondissement (15, rue Paul Bert). Autres sorties recherchées et ultra-sélectes : les soirées « club sandwich », c’est-à-dire des soirées mensuelles à thème où se retrouvent tous les gens « de la fashion », comme on dit. Elles sont organisées à la Scala ou à l’Espace Pierre Cardin, et il faut bien sûr montrer patte blanche ! Évidemment, il va chez Régine, mais il commence un peu à se lasser.
Merci à Peri Cochin, Daphné Burki, Alexis Mabille, Guillaume Salmon (Colette), Olivier Saillard, Vincent Grégoire, Loïc Prigent pour leur précieuse aide. "
Commentaires
... et avec tout çà tu as trouvé le temps d'aller applaudir Moriarty? --> j'attends le compte rendu afin de préparer mon interview pour le 19 Décembre!
Dis-donc cet article qu'est-ce que j'ai rigolé, je repense au Caviar de contre-bande et au Restaurant Unico que je savais même pas que çà existait moi!
Et toutes ces bonnes adresses sûrement...
PS: les abeilles produisent en ville du miel béton? car il y aurait trop de pesticides à la campagne et leur production serait moindre? Je dois en conclure qu'elles sont plus productives dans des endroits pollués???... à voir!
Au passage une biZzZzZzZz @ MAYA ....
ouais!
je crois que par "snob" cette journaliste parle des" affreux bobos de gauche" que le Figaro passe son temps à vomir! Elle aurait mieux fait de parler du snobisme primaire de ceux qui portent des Rolex!!!
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